Se connecter

Nzérékoré 2024 : le silence coupable

décembre 21, 2025
Facebook / aperçu lien
Nzérékoré 2024 : le silence coupable
Ouvrir l’image Télécharger

Ce que montrent ces images — et ce qu’elles dénoncent

Les visuels présentés ci-dessus mettent en parallèle deux drames majeurs survenus dans des stades en Guinée.
Ils ne cherchent ni à opposer les victimes, ni à hiérarchiser les morts.
Ils posent une question plus profonde : pourquoi la réaction collective n’est-elle pas la même face à des tragédies comparables ?

28 septembre 2009 — Conakry

Le 28 septembre 2009, au stade de Conakry, des civils rassemblés ont été violemment réprimés.
Le massacre a provoqué une onde de choc nationale et internationale.
L’indignation a été massive, durable, relayée par les médias, les organisations internationales et la société civile.
Ce drame est devenu un repère mémoriel dans l’histoire récente du pays.

1er décembre 2024 — Nzérékoré

Le 1er décembre 2024, au stade de Nzérékoré, un autre drame humain s’est produit.
Des dizaines — voire davantage — de jeunes ont perdu la vie dans des circonstances tragiques.
Pourtant, malgré l’ampleur du choc humain, la réaction collective a été marquée par
le silence, la minimisation et un malaise généralisé.

Les images soulignent ce contraste :
mêmes lieux symboliques, même vulnérabilité des civils, mais une indignation profondément inégale.

Le cœur du problème

Ces visuels interrogent une réalité dérangeante :
l’indignation semble parfois dépendre du lieu, du contexte ou de l’identité des victimes.

Quand un drame est immédiatement reconnu, il entre dans la mémoire collective.
Quand un autre est rapidement étouffé, il glisse vers l’oubli.
Or, l’oubli n’est jamais neutre : il efface les responsabilités, affaiblit la justice
et banalise la perte de vies humaines.

Le silence n’est pas seulement une absence de mots.
Il devient un symptôme d’un problème plus large :
une société qui peine à reconnaître toutes ses victimes avec la même dignité.

Ces images ne donnent pas de réponses toutes faites.
Elles appellent à une réflexion collective, honnête et courageuse.
Car refuser de regarder un drame en face, c’est accepter qu’il puisse se reproduire.

Informations

Publié le : décembre 21, 2025

Voir toutes les ressources
Pétition en cours : Stop aux kidnappings en Guinée : la Justice doit agir et protéger le peuple
Signer