Depuis trop longtemps, en Guinée, des citoyennes et citoyens vivent sous la menace de l’arbitraire.
Enlèvements, détentions sans garanties, pressions, disparitions, parfois même mort en silence. Des affaires récentes, dont celles qui ont touché des figures publiques comme Aliou Bah, rappellent une vérité brutale : lorsque la justice se fragilise, c’est la sécurité et la dignité de tous qui vacillent.
Cette publication constitue un registre de mémoire et d’alerte. Il ne remplace pas les tribunaux ni les procédures officielles, mais il refuse que le temps efface les visages et les histoires. Nous y rassemblons les informations disponibles sur les personnes privées de liberté — enlevées, emprisonnées ou portées disparues — afin de rendre visible ce que l’oubli menace d’emporter.
Chaque nom ici est une vie.
Chaque photo est une famille qui attend.
Chaque jour compté est un rappel que les droits humains ne peuvent pas être suspendus.
Le compteur de jours affiché pour chaque personne traduit une réalité simple mais implacable : le temps passe, mais la douleur demeure. Maintenir cette mémoire est une forme de vigilance citoyenne, une manière de dire que personne ne doit disparaître dans l’indifférence.
Nous exprimons notre solidarité envers toutes les victimes et leurs proches. Nous appelons au respect des garanties fondamentales, à la transparence, et au retour à une justice indépendante, libre de toute intimidation.
Si vous disposez d’informations vérifiables permettant d’améliorer ou de compléter ce registre, vous pouvez contribuer de manière responsable. Chaque donnée doit être traitée avec prudence, exactitude et respect des personnes.